Where I come from (!!)

“You have to leave the city of your comfort and go into the wilderness of your intuition. What you’ll discover will be wonderful. What you’ll discover is yourself.” ~ Alan Alda

My home city – Warsaw. Poland.
To everyone who has ever left something dear to their heart

I welcomed your first scream
First breath
First look into your parents’ eyes
Filled with joy and wonder
I taught you how to write, read and count (on yourself)
I nourished you and sang you sweet lullabies
So that you could enter the kingdom of colourful soft dreams
You grew beautifully under my wings
You fell in love for the first time
You suffered and became stronger
You discovered deep blue sea and enjoyed its powerful fresh waves
You looked in awe at the most magnificent
Mountains covered with vibrant autumn leaves
I offered you your first job opportunity
And put excellent teachers on your path
Who ignited passion for foreign lands and languages

***
And then you abandoned us
To pursue joy abroad
You betrayed both your ancestors and I
You left your parents’ comfortable home
And were gone, once and for all
Into the wild and gorgeous (oh là là) land
“I am sorry” – you say somewhat sad
Even though you owe me every-single-thing
And will never repay your debts
My little sweetheart
As long as there is spark in your eyes
And fire in your belly
As long as you love intensely
And carry me in your heart
With humble gratitude
You have my blessings
I gave you roots and wings
So please use both wisely
And travel foolishly if this is your soul’s calling
Remember to call your parents
Not only when you are lost or sad
You naughty nomadic curious spirit

***
I will always be there for you
Like an old beautiful peaceful tree
You are welcome any time
To rest in my arms and whisper your stories
With your funny foreign accent and weird wording

Love,
Pau-land

****

“Home is where the heart can laugh without shyness.” ~ Vernon Baker

View from my parents’ house. Warsaw.

“In a forest of a hundred thousand trees, no two leaves are alike. And no two journeys along the same path are alike.” ~ Paulo Coelho

Countryside near my grandparents’ house.

“All our wisdom is stored in the trees.” ~ Santosh Kalwar

tree of life
Tree of life.

Nice Polish song – old but gold! 😀

Another Polish song – a little more nostalgic – I love it, hope you will enjoy. 😀

If you are unsure, whether to visit Poland, watch the below short video! 😀

More on my home country, please visit and check it on your own!
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L’interview avec Margaux Dewitte, globe-trotteuse optimiste !

Margaux en Cappadoce, Turquie
Source : http://www.serialhikers.com

« L’impulsion du voyage est l’un des plus encourageants symptômes de la vie. » ~ Agnès Repplier

C’est avec joie que je publie un nouvel entretien avec une belle personne inspirante. J’ai croisé Margaux Dewitte dans le cadre de mon activité salariée. Cette jeune femme a tout lâché et a décidé de partir à l’aventure, en direction de l’Australie. Margaux et son copain Julien ont choisi de voyager d’une manière alternative : écologique, économique et en valorisant les rencontres authentiques. Ils ne prennent pas d’avion, à la place : ils prennent tout leur temps pour bien découvrir chaque région. Ils voyagent principalement en auto-stop, logent chez l’habitant et réalisent différentes missions de volontariat tout au long de leur parcours.  A l’heure d’aujourd’hui (décembre 2017), ils ont traversé 1 pays par mois en moyenne (11 pays en tout) et ont dépensé entre 2€ à 4€ par jour et par personne. De quoi  nous faire rêver ! 😀

Nous avons discuté avec Margaux de ses motivations pour partir, sa vision de voyage (quête initiatique!), les diverses missions de volontariats qu’elle a réalisées, les difficultés rencontrées, les avantages et défis de voyager en couple, les précieuses prises de conscience survenues suite à des interactions avec d’autres cultures, la tendance « no make-up », enfin ses projets et futurs destinations.

Voici la trame de l’entretien :

  1. Comment ton voyage a commencé ? Le déclic, la démission, la décision.
  2. Pourquoi es-tu partie ?
  3. Préparatifs – les choses à faire avant le grand départ : bilan de santé, côté administratif, faire son sac.
  4. Comment vous voyagez (4 volets : écologique, économique, humain et lié au temps) ?
  5. Quels sont les modes de voyages que tu ne choisirais pas toi-même ? « Pour toi, voyer n’est pas… »
  6. Quelles sont les missions de volontariat que tu as réalisées ?
  7. Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées et comment vous les avez dépassées ?
  8. Voyager en couple – avantages et défis. L’accident en Bosnie-Herzégovine.
  9. Le meilleur souvenir de ton voyage.
  10. La mixité en France : certes, un grand défi, mais surtout une source d’inspiration et de richesse.
  11. Qu’est-ce que le voyage a changé dans ta vie : ta vision des choses, tes habitudes, etc . ?
  12. Quelle est ta prochaine destination et pour quand le prochain départ ?
  13. Allez-vous changer quelque chose dans votre manière de voyager, suite à votre dernière expérience ?
  14. Est-ce que tu veux ajouter quelque chose / laisser un message à ceux qui nous regardent ?
  15. Où est-ce qu’on peut trouver les informations sur votre voyage, comment rester en contact ?
  16. L’évènement auquel Margaux participe – Traveler On Stage #7 – le 6 décembre 2017 à Paris, lieu : Le Hasard Ludique.
Petite Margaux

 « Voyager, c’est grandir. C’est la grande aventure. Celle qui laisse des traces dans l’âme. » ~ Marc Thiercelin

Margaux et Julien attendent une voiture
Source : http://www.serialhikers.com

« Comme tout ce qui compte dans la vie, un beau voyage est une œuvre d’art. » ~ André Suarès

Pour mieux connaître Margaux :

  • Ses citations préférées :

« Voyager est la seule chose qu’on achète qui nous rend plus riche. » ~ Auteur inconnu

« L’être humain perd sa santé à gagner de l’argent et par la suite, il perd son argent à se refaire une santé. Il pense au futur, au point d’oublier le présent, de sorte qu’il ne vit ni dans le présent, ni dans le futur. Finalement, il vit comme s’il n’allait jamais mourir et il meurt comme s’il n’avait jamais vécu… » ~ Dalaï Lama

  • Son livre préféré : « 1984 » de George Orwell
  • Son film préféré : « Inception » de Christopher Nolan (pour son analyse fine de la manipulation, les paysages et la bande sonore)
  • Ses plats préférés : les fromages français, l’ajvar serbe (délicieuse purée de poivrons sucrés typique des Balkans, à étaler sur du pain ou en accompagnement de plat) et les mezzés grecs (tous sans exception!)
  • Page web de Margaux Dewitte & Julien Espaze – « Tour du Monde alternatif en stop »

***

Si vous avez apprécié l’interview, cela peut également vous intéresser :

Contenus créés par Margaux et  Julien :
Volontariats :
  • Un réseau mondial mettant en relation des voyageurs prêts à donner un coup de main avec des hôtes qui ont besoin d’aide pour leurs projets ou leurs activités.
  • Une plateforme de mise en relation des voyageurs avec des hôtes (hébergement et nourriture contre de l’aide, principalement dans des fermes) ;
  • Woofing – travail bénévole dans une ferme biologique.
A lire sur mon blog, sur le même sujet :
  • L’article où j’ai décrit le voyage au pays de mes ancêtres et en Cappadoce (le temps était très limité, mais l’expérience inoubliable !) ;
  • L’article où je parle de mon voyage en Afrique (Sénégal) qui m’a chamboulée.
Autres :
  • Traveler On Stage #7 – évènement auquel Margaux a participé –  elle y a fait un discours sur son expérience de voyage (le 6 décembre 2017 à Paris 18e, lieu : Le Hasard Ludique)
  • Site internet offrant un service d’hébergement temporaire et gratuit, entre particuliers.
  • La tendance no make-up soutenue par certaines chanteuses, comme par exemple : Alicia Keys, qui a décidé de ne plus porter de maquillage.

***

Pour finir, je vous propose d’apprécier une courte vidéo réalisée par Margaux et Julien, relatant leur séjour en Turquie. Les images, la musique – tout est beau, lumineux, magique, découvrez par vous-mêmes !

Comme toujours, merci de votre visite, vos partages et commentaires ; à très vite, until then – have FUN! 😀

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Interview Skype avec Elisabeth Dancet – la cause animale

« Je soigne ma terre comme ma fille, elle me nourrit comme une mère. » ~ Pierre Rabhi

J’ai la joie de vous faire rencontrer une personne inspirante !

J’ai croisé Elisabeth Dancet lors d’un concours de prise de parole en public chez Toastmasters, par ailleurs elle en a gagné plusieurs ! C’est une femme dynamique, éclectique et auteure prolifique. A un moment donné de sa vie, elle se sent appelée à défendre la cause animale. En parallèle de son métier de consultante RH, elle crée l’association Terre de Licorne et sillonne le monde pour rencontrer des femmes déterminées à prendre soin des animaux. En effet, ces êtres sensibles sont impuissants face à la violence infligée par l’homme.

La projection du premier épisode de la web-série « Femmes Remarquables » sur Cristina Lapis et le sanctuaire des ours en Roumanie a lieu à Paris le 25 octobre 2017 – j’y étais : ce fut beau, touchant et instructif!  La sortie du deuxième épisode sur Daphné Sheldrick et les éléphants au Kenya est prévue pour fin janvier 2018 à Paris et en février 2018 à Bruxelles.

Elisabeth souhaite proposer des conférences, débats et projections partout dans le monde. Oui – elle parle couramment anglais ! De plus, la web-série n’est qu’à ses débuts. Les futurs épisodes sont prévus sur les femmes qui protègent les dauphins, les lévriers galgos, les chevaux, les loups et plein d’autres espèces !

Voici la trame de l’interview :

  1. Présentation de l’intervenante.
  2. Quel est ton parcours ?
  3. Pourquoi tu as choisi la cause animale, parmi tant d’autres défis que nous affrontons aujourd’hui ?
  4. Quelle est la situation de la Terre, de point de vue d’écologie, aujourd’hui ? Nos principaux défis.
  5. La 6e extinction  – un réel danger.
  6. Comment agir concrètement, à notre échelle, pour l’environnement ?
  7. Mission de l’association Terre de Licorne et présentation de la web-série « Femmes remarquables ».
  8. Consommateur versus consomm-acteur.
  9. Régime végétarien – un acte citoyen : pour sa santé, pour la planète et pour les animaux.
  10. Il est urgent d’agir chacun à son niveau.
  11. Comment soutenir les actions d’Elisabeth et où + quand assister à ses futurs évènements.

Si vous souhaitez savoir plus sur Elisabeth, son association et ses projets (et contribuer financièrement, si cela vous paraît juste), vous pouvez :

Merci et j’espère que l’interview vous plaira !

Love,
Pau

« L’amour est pour moi une puissance absolue capable de changer le destin de l’humanité. (…) Dans le désenchantement grandissant du monde, être heureux et rendre heureux en aimant et respectant toutes les manifestations de la vie, n’est-ce-pas l’œuvre suprême de l’intelligence ? » ~ Pierre Rabhi

Préférences de l’intervenante :

  • Citation : « L’homme a peu de chances de cesser d’être un tortionnaire pour l’homme, tant qu’il continuera à apprendre sur la bête son métier de bourreau. » ~ Marguerite Yourcenar
  • Livre :  « Nous sommes ce que nous mangeons » de Jane Goodall
  • Film : « Powder » de Victor Salva – l’histoire porte sur un garçon doté d’une sensibilité et d’une intelligence hors du commun, le héros est capable de ressentir ce que les autres êtres vivants ressentent, y compris les animaux – eh oui, c’est en lien avec la cause animale !

« Je ressens puissamment l’amour de la Terre comme une entité féminine qui nous porte. » ~ E. Dancet

Elisabeth (à gauche) participe à une marche mondiale pour les animaux sauvages à Paris le 7 Octobre 2017.

Pour aller plus loin :

 

Daphné Sheldrick ou l’amour des éléphants. Bientôt dans la web-série Femmes Remarquables.

« Il ne sert à rien à l’homme de gagner la Lune s’il vient à perdre la Terre.» ~ François Mauriac

Pour finir – une courte vidéo qui relaxe instantanément… Ah! 😀

***
Merci de votre visite, votre feedback et à très vite ! 😀

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The trip – from Vilnius to Istanbul!

Paris -> Vilnius ->Eišiškės ->Trakai -> Kapadokya ->Istanbul -> Paris

« Before you cross the street take my hand. Life is what happens to you while you’re busy making other plans. » ~ John Lennon – Beautiful Boy

Happy mailbox in Vilnius, Užupis.

This was THE trip: 11 days, 5+ cities, 5 flights, 8 kg of luggage, a small cabin backpack and nearly the same outfit during the whole trip (too chilly to dress like a queen haha). For me, it was one BIG adventure. 😀 I was scared to death before leaving my cosy Parisian apartment as I have never travelled alone for more than a few days and without a full plan. I still cannot believe that I did it! What happened was magic and it was the best present I could have hoped for. I feel lucky and grateful.

Lithuania – back to the source.

« Life is more beautiful than prudence » ~ Abbé Pierre

Lithuania, Eišiškės – so green and peaceful.

My journey started in charming and green Vilnius – city of angels who fly at low altitude and (of course!) high speed. My goal was to learn more about my roots.

I rented a car and travelled to the city where my dad was born – Eišiškės. I made a tour of the village, asking questions, meeting locals and searching for a distant cousin or at least some more information on my dad’s childhood. One encounter leading to another, I finally end up in a small house, sitting on a couch with a lovely old couple. The lady’s mom’s maiden name was the same as my dad’s surname. I was a total stranger to them, coming out of the blue, but they treated me like their own daughter, gave me a big-long-warm hug and a kiss. They patiently answered all my questions, showed me a few family pictures and wished me the best of luck for the rest of my trip. I felt honoured and welcome.

I also (finally) understood the meaning of my surname. Indeed, in Poland, where I was born it sounds awkward. In Lithuania, however, it carries a sense. A deep one, haha. “Be dugno” means “without bottom” and “bedugnė” translates into “an abyss”. Hmm, let’s jump in, shall we?! 😀

I even learned (totally by accident!) that there was a village called “Bedugnė”, 60 km from Eišiškės. I did not go there, next time! Who knows, maybe my father’s family comes from there?

I also travelled to Trakai, a pleasant town near Vilnius, famous for its beautiful lakes and a castle. Is also known for the Karaims – people speaking the Turkic language, who have lived there since the 14th century and have preserved their traditions, including food. The most popular dish is kibinai – a small pasty stuffed with minced meat or vegetables. I tried it, of course! It offered me a perfect foretaste of my imminent trip to Turkey.

My stay in « the Jerusalem of the North » was a real treat! I tasted 3 totally different beetroot soups in 2 days, ate the best pancakes ever, drank delicious local beer, discussed about life, sang polish folkloric songs and was touched to tears by a beautiful poem of a lovely Ukrainian artist and graphic designer, who was in love with Vilnius and kind enough to be my companion and private paparazzi during my trip to Eišiškės. Arita, you rock!

Lithuania smelled, tasted and felt home, ačiū and hope to be back soon!

Turkey – from Kapadokya to Istanbul.

“And the trouble is, if you don’t risk anything, you risk even more.” ~ Erica Jong

Somewhere above Turkey.

Turkey was a totally different story. I started my trip by booking a domestic flight to Kapadokya, a historical region in Central Anatolia known for its unique rock-cut temples, houses, beautiful valleys and underground cities. I stayed in a pleasant hotel near Göreme, recommended by Moroccan Nomad – very good travel website in French.

My dream was to participate in a hot-air balloon flight. I did it! At first, it was scary. Indeed, the balloon itself is HUGE, the basket, on the other hand, is pretty small and you fly high! Hopefully I was not totally conscious of the danger as they woke me up at 4 am. However, I fully trusted the pilot as I had a competent local guide who recommended a good company and offered a very competitive price. Teşekkür, Umut, yourself and your wife made my stay in Kapadokya relaxing and enjoyable, not to mention the delicious food!

I visited a few valleys and the Derinkuyu underground city. It felt so peaceful and liberating to see real open landscapes, instead of a casual open space in my office, regardless of how high tech and well-designed it is. Eating a breakfast on a sunny terrace with a view was priceless!

The next and final stop was Istanbul. I visited Hagia Sophia (under reconstruction, yet still impressive!), the Blue Mosque and the Galata Mawlavi House Museum. This is the oldest Mawlavi house in Istanbul or a temple for Islamic Sufi believers, also known as tall hatted Whirling Dervishes. Sadly, I did not see an authentic Whirling Dervish dance performance. Next time in Turkey I will make sure to come to Konya to check it out! I so much enjoy visiting sacred places, in both Vilnius and Istanbul there were plenty of them.

That being said, while in Istanbul, I also went to the business district, where I had a lunch with my colleagues. Video conferences are good, but face to face meetings are better! I proudly used my access card to enter the local office. I also grabbed a snack from the pantry. 😀

During the whole travel, I came across many great free spirits from all walks of life. The people I met and the time spent together made this trip truly memorable. I learned so much. It opened my eyes and gave me a fresh and totally new outlook on my current situation (which is pretty good, thanks, God!).

I took every possible mean of transportation (ships rock!). I walked like crazy, climbed every hill and entered every cave I could (the more difficult it was the better!). I enjoyed delicious food and drinks in charming company. I went to Turkish baths (unique experience, especially the bubble wash!). I laughed so much, I felt like a joyful, adventurous child discovering the world for the very first time.

Parisian jungle – going back home.

« The real voyage of discovery consists not in seeking new landscapes, but in having new eyes. » ~ Marcel Proust

Parisian street art.

Coming back to work was not that bad. My Italian boss knows how to talk to me: “you were missed”. Oh, merci! I am very grateful to have a decent and interesting job so that I can spoil myself with such magic moments. Actually, I will need to check, but it did not cost that much. I mainly stayed in youth hostels (Downtown Forest & Orient) and had very good prices, especially in Turkey where people currently travel much less due to political reasons. 🙁 I can only say that I felt safe and had no issues at all, except being invited to every single restaurant I was passing near to, as, of course; it was absolutely the best in town and I could expect a special personal discount! 🙂

Words cannot express the joy, freedom and peace I felt during this trip. I was touched many times by the beauty of nature, architecture and people’s stories. I connected to the wild, adventurous and brave part of myself. I am a nomad. We all are. We are not meant to stay in front of the same screen, regardless of how high-tech and big it is, for 10+ years, checking e-mails and resolving tickets (those who work in big companies will understand!). Again, I am very grateful to be a part of an international team in a solid firm that offers great opportunities. Yet, my soul yearns for fresh air, new experiences, adventures and surprises. While looking back at this short and intense trip, I would not change a thing; maybe, I could only be a bit braver, crazier and trusted life and people even more? I consider myself curious and sociable; however, I am still learning to have both my heart and mind open to different people, ideas and experiences.

If you hesitate and are afraid of going somewhere new, then it may be the very exact thing you should do. Be alert. Act prudently, especially that sadly terrorist attacks become common in various destinations globally. Gather all the pieces of information you need ahead of time and then simply trust that everything will go right or even better. As it will!

Love,

Pau

***

Please find below more pictures from my trip. Enjoy, thanks for reading, sharing and your precious feedback!

***

Vilnius – city of angels who fly at low altitude and the lovely car that we rented.

 

Vilnius, shop window – self-portrait. 😀

 

Eišiškės – my happy face, while waiting for some guidance to find my distant cousins! Credit goes to Arita Golub.

 

Eišiškės – the house where I found my distant cousins, it felt incredible.

 

Vilnius – beetroot soup – delicious and fresh!!

 

Trakai – its beautiful lake and castle.

 

Kapadokya – jumping for joy! Credit goes to Talieh Zarab Zadeh, merci, chérie!

 

Kapadokya, Göreme – food & drinks! Guys – it was great to have you around. 🙂 Credit goes to Talieh Zarab Zadeh.

 

Kapadokya – hot-air balloon flight, breathing in the space!

 

Kapadokya – wandering around.

 

Kapadokya – babouchkas! 😀

 

Kapadokya – rock-cut temple, one of many.

 

Istanbul, Orient hostel – view from the rooftop café, ah!

 

Istanbul at sunset.

 

Buttes Chaumont, my favourite park in Paris.

***

Thank you, wishing you safe and magic travels! 😀

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A day after – all I need is a hug

I was born 31 years ago. I was born with dreams and high hopes.

I left Poland, my home country, to pursue freedom, love and beautiful adventures.

I found everything I wanted. I am hungry for more.

Then I got sick – not something dramatic, but it keeps me alert to my own physical limits.

I feel vulnerable. I also feel passionate about my job. I want to give it all I have. It looks like it is not sufficient. I feel overwhelmed. I see tired and stressed faces of my colleagues and suppliers. I see a tired face when brushing my teeth in the morning.

I feel frustration, sadness and anger. I feel fear.

***

Yesterday I went to see fireworks with two crazy, lovely Moroccan ladies. (Girls, I love you!)

I liked everything except the crowd. It made me nervous.

I took a taxi to get back home: “Did you hear about the terrorist attack in Nice?”

“Hmm, I beg your pardon? No, I did not (!!??)”. Loads of swear words followed.

I was unable to go to sleep straight. I watched the news. I cried.

“31-year-old French-Tunisian driver killed dozens of people.”

My boyfriend is 35-year-old and originated from Tunisia. He became French a few months ago, a few weeks after I did.

France is not the only country suffering from violence. It is everywhere. It happens all the time.

Millions of people survive each day with less than 2 dollars. I feel lucky to have a flat, a job, something to eat and beautiful people to laugh with.

Today I feel tired, sad, and anxious.

I want the world to be safe, joyful and full of love: for myself, for others, for future generations.

Today I went out to buy a camera to register video interviews with inspiring people.

When I was going back home in the hot and crowded Parisian subway, I could not stop my tears.

I felt embarrassed and pathetic. I looked like a depressed Cocker Spaniel. My big blue eyes got wet and red. I was trying hard to stop crying. I could not. I had nothing to dry up my tears.

A middle aged woman sitting in front of me was searching for something in her bag. Just before I rushed to get out at my stop, she gave me a few paper handkerchiefs.

When I was heading to another subway line, I read on the packaging: “Freshness. Mint.”

It was written in Polish. I was stunned. My compatriot saved me from drowning in my own tears.

***

I have Polish roots, a magic French passport and nothing to declare.

I dream of travelling around the world and giving birth to multicultural crazy babies. 🙂

I have always considered myself ambitious and strong. Today I am vulnerable and I need a hug.

I feel sad and it is fine. I am OK.

My hunger for new experiences got bigger and my joy of being alive deeper.

God bless us all. Tomorrow is another day. With a little luck, we will still be breathing.

As long, as I am breathing, I am safe. And I feel love. Oh yeah!

paix_terre_ensemble_enfants

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Happy New Year 2016 !!

Mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année à vous et à vos proches ! 😀

Merci de votre confiance, votre présence, vos appréciations et vos encouragements.

All the very best !! 😀

Nouvel An 2016

2016

Nouvelle année

Nouvelle journée

Nouvel envol

Vers d’autres espaces-temps

Internes-externes

Laisse partir ce qui n’est plus potable

Ce qui a besoin d’être relâché, remercié

Et rangé avec précaution, pour reposer en paix

Comme une perle au fond de l’océan Pacifique

Goûte à la curiosité du vide

Qui se remplit à nouveau, à chaque instant

D’une douce intensité lumineuse

Où le tourbillon de la vie

Nous met en mouvement

Nous sommes dansés dès la naissance

Par l’infini feu de l’amour

Où l’instinct de sur-vie

Côtoie le hasard

Plein d’espoir, d’envie et d’appétit

La magie des rencontres

Au cœur de ce qui émerge

D’une manière irrationnelle

Sors des sentiers battus

Ouvre la porte d’accès à un terrain inconnu

Sens l’air frais de la liberté te caresser le front

Inspire délicatement et fais le premier pas

Happy New Year

With kindest regards

And lots of love

As always

porte vers l'ocean

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Ce que j’ai appris en Afrique ou pourquoi il faut voyager, à tout prix !

Canoe in Guet Ndar-Saint Louis du Senegal

« Les hommes sont malheureux parce qu’ils ne réalisent pas les rêves qu’ils ont. » ~ Jacques Brel

En décembre 2014, je suis partie en Afrique. C’était mon rêve depuis déjà quelque temps et après une longue réflexion, presque au dernier moment, je me suis décidée à faire un stage de sabar, une danse sénégalaise, avec ma professeur de danse Yama Reine de Sabar.

J’en suis ravie et extrêmement reconnaissante. Ce fut mon premier voyage en Afrique noire. Avant, j’avais quitté l’Europe une fois seulement : pour aller en Tunisie. C’était un voyage enrichissant mais touristique et il ne m’a pas vraiment permis de découvrir la vie quotidienne des autochtones.

Je suis attirée par l’Afrique : sa culture, surtout la danse et la musique, depuis l’année 2007. Ce continent m’appelait, sans que je puisse en préciser les raisons. Mon voyage de 15 jours, à Dakar et en Casamance, m’a aidé à saisir ce que je pressentais auparavant, sans pour autant pouvoir le nommer. Voici quelques découvertes précieuses faites suite à ce périple dépaysant et libérateur.

La peur et la curiosité : un réel combat !

« La curiosité est un trait de caractère du reporter. Il y a des gens que le monde n’intéresse pas du tout. Ils considèrent leur univers comme le centre de la Terre. C’est une vision comme une autre. Confucius dit bien que la meilleure façon de connaître le monde consiste à ne pas sortir de chez soi. Il y a une part de vérité dans ce postulat. Il ne faut pas nécessairement voyager dans l’espace.. On peut voyager à l’intérieur de son âme. Le voyage est un concept extensible et varié. Il existe toutefois des gens qui ont besoin de connaître le monde dans sa diversité ; cela fait partie de leur nature. Ces gens sont peu nombreux. » ~ « Autoportrait d’un reporter », Ryszard Kapuscinski

Avant de partir, j’ai hésité, je me suis posé des dizaines de questions, j’ai consulté un certain nombre de personnes, je me suis renseigné sur internet. Si je ne connais pas quelque chose, ça me fait automatiquement très peur au point de me freiner dans mon élan. Me renseigner m’a aidée donc c’est toujours une bonne chose à faire mais souvent j’exagère largement les difficultés potentielles à venir. J’ai honte de l’admettre : j’avais peur de tomber malade, me faire agresser toutes les 5 minutes si je me baladais seule dans la rue, me faire voler mon argent, mes lunettes, mon appareil photo. Je craignais le palud et plein d’autres maladies dont la description détaillée vous sera épargnée, surtout le fameux virus Ebola. Finalement, la curiosité et le goût de l’aventure étaient plus forts que la peur. Je suis partie et… j’ai eu juste une courte réaction allergique de la peau à la chaleur qui a disparu au bout de quelques jours et j’ai ressenti une légère indigestion pendant à peine une journée. Je ne me suis même pas fait piquer par les moustiques ; lors de mes courtes balades en journée, en solitaire, j’ai eu le droit à quelques commentaires plutôt agréables ; enfin, j’ai vite appris à m’écouter et à doser la nourriture locale (délicieuse et très épicée !) selon mes capacités digestives. J’espère qu’une prochaine fois je garderai la tête sur mes épaules sans me la couper complétement par des angoisses excessives. 😀

Le ressenti

Trust Your Own Instincts Concept

« Les continents se réfèrent à des valeurs différentes : la pensée en Europe, la parole dans le monde Arabe, le geste en Inde, le signe en Chine et au Japon, le rythme en Afrique. » ~ Anonyme

Depuis quelques années, j’apprends à nouer un lien plus fort avec mon ressenti, à capter les signaux qui ne viennent pas de l’intellect mais plutôt du corps. J’essaye d’écouter mon cœur et mes émotions ; de faire confiance un peu plus à mon côté irrationnel et de lâcher de trop nombreuses explications logiques. Même si j’ai fait beaucoup de progrès, il me reste encore beaucoup à apprendre. L’une des manières d’apprivoiser la sagesse de l’instinct est la danse, d’où l’idée de partir au Sénégal afin d’apprendre le sabar. J’ai à peine commencé à ressentir le rythme à la fin de mon séjour ! 🙂 Mais quelle satisfaction quand on y va, malgré les doutes, quand les pas font sens avec la musique et quand le dialogue entre le danseur et les musiciens se créé, petit à petit ! Au Sénégal, les personnes que j’ai rencontrées venaient d’un quartier populaire de Dakar. C’était un milieu artistique plein de musiciens et de danseurs. Ils étaient particulièrement créatifs, instinctifs et ouverts au ressenti mais un ami m’a dit que tout le Sénégal respire le sabar, la musique et le rythme. Cela fait partie de la culture et même si tout le monde ne sait pas danser, le côté irrationnel, instinctif est beaucoup plus développé au sein de la population sénégalaise qu’en Occident. Nous, les occidentaux parfois arrogants, les grosses-têtes (je suis la première à le penser, je suis trilingue donc je devrais avoir une attestation prouvant mes capacités intellectuelles hors pair !), sommes des êtres cérébraux et rationnels. L’intellect et la logique sont nos capacités fortes dont nous pouvons être fiers, néanmoins, nous gagnerons en efficacité et en sérénité, si nous laissons notre intuition, notre cerveau droit, notre imagination et notre ressenti nous parler un peu plus fort. De la même manière les Africains pourraient développer leur côté rationnel un peu plus ce qui leur permettra de mieux structurer leurs projets. En bref, nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres ! Mon objectif est de continuer à ouvrir mes capteurs au ressenti et aux émotions et cela via le travail avec le corps – danse, massage, etc. C’est une sagesse inouïe qui est à notre portée, si seulement nous avons l’envie et le courage d’y prêter attention.

On est ensemble

endless love

« La culture africaine est une culture de l’échange. Si on me donne quelque chose, je dois le rendre. C’est un devoir, engageant ma fierté, mon honneur, ma qualité d’homme. C’est dans l’échange que les relations humaines prennent leur forme la plus noble. » ~ « Ebène – Aventures africaines », Ryszard Kapuscinski

Ce que j’ai le plus adoré au Sénégal et très probablement tous les pays d’Afrique sont concernés, c’est la force de la communauté. Le Sénégal est un pays plus pauvre de point de vue matériel que la France ; par contre, sa richesse humaine est impressionnante ! C’est d’ailleurs difficile de passer un moment en solitaire mais c’est possible, surtout tôt le matin quand tout le monde dort 🙂 ; j’ai vécu dans le quartier populaire de Dakar, Gueule Tapée où tout le monde se connaissait ; j’avais du mal à retenir les prénoms de toutes les personnes qui passaient par l’appartement où on se retrouvait pour discuter ou manger. Les Sénégalais, au contraire, retenaient facilement les prénoms du premier coup. J’étais stupéfaite ; cela démontre leur hiérarchie de valeurs : beaucoup plus centrée sur l’humain que sur le business ou l’argent. De plus, ils sont très ouverts et généreux dans la relation, aussi bien dans leur écoute que dans le contact physique : les accolades, les serrements de mains, les bisous, les sourires ; le langage corporel est assuré, ouvert et accueillant, tout le contraire de ce qu’on voit dans le métro parisien ! Ils se soutiennent entre eux, ils se taquinent, il y a des réelles sympathies et des animosités mais surtout il y a beaucoup de respect, de la présence et d’attention portée vers l’autre et soi-même, si importants dans le contact. J’ai profondément aimé la vision de l’homme en tant qu’un élément faisant partie d’un système beaucoup plus large, un réseau familial qui n’a rien avoir avec la famille nucléaire, si répandue en Occident. C’est une communauté fière, soudée et solidaire à la fois moralement et financièrement. S’il y a un évènement important tel qu’un mariage ou un baptême, tout le monde est bienvenu : il y a à manger et à boire pour 3 jours pour tous les invités ! Le « froid » occidental (non, je ne parle pas de l’hiver !) ne me correspond plus. Même si je tiens à ma liberté, le séjour en Afrique m’a fait comprendre que les relations comptent le plus au monde et que nous sommes tous dépendants les uns des autres, nous sommes tous connectés. Ma professeur de danse Yama m‘a même dit une fois : « tu ne peux même pas te faire enterrer toute seule, même pendant tes derniers instants sur terre tu as besoin des autres ». En effet, sans mes parents, sans mes ancêtres, je ne serais pas là ; tout ce que j’ai appris dans ma vie, je l’ai appris grâce aux autres. Imaginez-vous sur une île paradisiaque, mais déserte, quel malheur ! Tout est relation, tout est communication, avec les autres et avec soi-même. C’est la communauté qui nous fait avancer, qui nous donne de l’amour et qui le reçoit. Trouver et accepter sa place dans ce vaste système de connexions (de plus en plus global !) est primordial. Nous sommes liés et comme disent les Africains : « on est ensemble », à savoir ce que nous construisons ensemble est beaucoup plus grand et a plus de valeur qu’une simple somme de toutes les contributions individuelles. En bref, si tout le monde s’implique, un puissant effet de synergie s’instaure. Sans discuter de la réalité physique ou non des expériences de mort imminente, les personnes qui l’ont vécue, ont changé complètement leur vision des choses ; leur constat est souvent le même : ce qui compte, c’est l’amour qu’on donne et qu’on reçoit ; être empathique, généreux et bienveillant envers l’autre.

 Un nouveau regard sur mon environnement

African fabrics from Ghana, West Africa

« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. » ~ Marcel Proust

Le voyage était dépaysant, intense et riche en découvertes, en prises de conscience et en émotions. Cela m’a permis de faire un état des lieux de ma vie parisienne. Je ne voulais pas rentrer, je voulais rester encore un peu plus longtemps au Sénégal, je fantasmais : je rate mon vol ou une grève des pilotes m’oblige à prolonger mon séjour. Dans le taxi qui m’emmenait à l’aéroport, l’émotion était forte : les larmes coulaient, coulaient, coulaient… Le chauffeur n’a rien compris mais nous avons réussi à discuter un peu à la fin du trajet. 🙂 Cette distance géographique m’a sorti de mon train-train quotidien et j’ai senti à quel point j’avais besoin de changement. Je ressens une énergie forte et j’ai peur de faire des erreurs mais si je ne bouge pas, je le regretterai. De plus, j’ai besoin de raconter de belles histoires à mes futurs petits-enfants, j’ai envie de leur transmettre des vrais récits remplis de grâce, de courage, d’aventure et d’amour. 🙂 Le moment est venu et la décision est prise. J’ai peur (comme vous pouvez le voir, j’ai peur de plein de choses, je me fais peur moi-même, pire que mon chat.. !) d’oublier ce que j’ai appris et ce que j’ai ressenti au Sénégal, de reprendre, comme si de rien n’était, les bonnes vieilles habitudes, de mettre le train à nouveau sur les rails (oui, l’Afrique fait dérailler !). Mais je me fais de plus en plus confiance et je sens que la vie est de mon côté ! Également, au fond de moi je sais que cette expérience restera pour toujours dans mon cœur et va m’aider à y voir plus clair. En bref, une légère réorganisation de mes priorités s’opère et je ressens un besoin de liberté et de connexions tellement fort que rien ne m’arrêtera, sauf, peut-être moi-même.

Meilleure connaissance de soi

Transport in Africa 

« Si on tombe sur un bitume de bonne qualité, le trajet peut être parcouru en une heure. Si on a affaire à une route abandonnée et impraticable, il faudra un jour de voyage, voire deux ou même trois pendant la saison des pluies. C’est pourquoi en Afrique, on ne dit pas : ‘c’est à combien de kilomètres?’ Mais plutôt : ‘il faut combien de temps?’ En regardant machinalement le ciel. » ~ « Ebène – Aventures africaines », Ryszard Kapuscinski

 La distance géographique et émotionnelle offre un nouveau regard permettant de mieux se connaître. Me retrouver dans un nouveau contexte m’a fait découvrir de nouvelles choses sur moi-même. En Afrique de l’Ouest, j’étais souvent « à l’ouest ». Je me suis « perdue » de nombreuses fois, je ne savais pas quoi penser ou comment me comporter. De plus, j’ai aussi fait l’expérience très salutaire de sortir de mon confort : prendre une douche tiède tous les jours (quand j’ai pris une douche avec un seau d’eau chaude, ce fut un long moment de pur bonheur luxueux !), passer 30 heures dans un car, y compris quelques heures sous le soleil pétant et presque m’évanouir, dormir sur les valises, sur le toit d’un bus, me rendre compte que même si j’ai fait un marathon, je ne suis pas aussi forte que ce je pensais car les enfants avaient plus de patience lors du trajet en bus Dakar-Casamance que moi. En effet, inspirée par Christine Lewicki, je porte haut et fort la bonne parole: « Ensemble, arrêtons de râler et célébrons la vie dès maintenant ! ». Néanmoins, moi-même, dès que je suis fatiguée, quand j’ai chaud et quand je suis au bout de mes limites physiques ou émotionnelles, je râle, je fais la tête et je deviens insupportable : je me comporte en petite fille perdue et capricieuse. En bref, les bonnes paroles et les belles aspirations s’envolent. Cette expérience m’a appris l’humilité.. 🙂

Par ailleurs, notre bus était beaucoup plus confortable que celui que vous voyez sur l’image. 🙂

Reconnaissance

Gracias (thank you in Spanish) with two red wooden hearts

« La structure de l’humanité est marquée par le sceau de l’inégalité. A l’heure actuelle, nous n’avons pas les moyens – et nous ne sommes pas près de les avoir – de vaincre cette inégalité. Même si personne ne le reconnaît, les hommes ne croient pas que chacun pourrait avoir un niveau de vie relativement convenable. Notre expérience historique montre que seule une partie de l’humanité peut vivre convenablement. Par conséquent, nous savons que nous entrons dans le XXIe siècle avec l’injustice. Et j’estime que celui qui voyage et voit les deux côtés de la médaille a le devoir d’écrire à ce sujet. » ~ « Autoportrait d’un reporter », Ryszard Kapuscinski

Au Sénégal, j’ai vécu la même chose que quand j’ai quitté ma Pologne natale pour m’installer en France en septembre 2007. Après une phase de « bisounours » où tout me paraissait extraordinairement beau (surtout les gens dans la rue, essentiellement les hommes entre 20 et 30 ans..), j’ai ressenti une nostalgie envers ma ville, mes amis, ma famille, la nourriture locale, le fait de pouvoir communiquer sans efforts (et sans accent !) dans ma langue maternelle ; je me sentais fatiguée car le processus d’adaptation n’a pas été fini (je crois que ce n’est jamais fini à 100%) mais je ressentais une excitation et une reconnaissance profondes pour tout ce que la France m’offrait et tout ce qu’en Pologne était inaccessible : la beauté, plus exotique et tellement diversifiée, du pays et des gens (pas uniquement des hommes !), le fait de me sentir libre et dans mon élément, une certaine douceur de vivre (y compris les températures plus agréables qu’en Pologne) et plein d’autres choses. J’ai remarqué une simple banalité mais j’étais fière et j’en suis toujours : aucun pays n’est parfait (le Sénégal non plus, hélas !), chaque environnement offre un certain nombre d’avantages et de désavantages. En France, le confort de vie est extraordinaire et je le vois plus clairement après mon court séjour en Afrique. Ce voyage m’a remis les idées en place. Les frustrations quotidiennes ont perdu de leur importance, elles me paraissent maintenant plus de l’ordre des caprices d’une fille gâtée. Ouvrir le réfrigérateur rempli de victuailles et manger un bout de baguette au fromage, prendre une douche chaude ou même pouvoir écrire cet article dans le confort de mon bureau a beaucoup plus de goût et d’intensité qu’avant. Je me répète – nous avons de la chance, en France ! J’espère que ce sentiment de reconnaissance pour toute l’infrastructure et tous les outils mis à ma disposition ne me lâchera plus. Si c’était le cas, je partirais à nouveau en Afrique pour danser, voyager, découvrir et nouer des liens localement. Enfin, ça donne envie d’aider et de partager sa richesse mais c’est un tout autre débat !

Toutes les bonnes choses ont une fin ou le retour

« Le voyage est un retour vers l’essentiel. » ~ Proverbe tibétain

Ce qui est le plus beau dans le voyage, c’est qu’il nous change. Nous déposons nos bagages, nous lâchons quelque chose derrière nous et nous nous nourrissons les yeux, le cœur et l’estomac (il a intérêt à être fort !). Nous partons, nous dépassons nos peurs, nous sortons de notre cocon pour aller à la rencontre de l’autre dans son environnement, nous nous perdons, nous sommes à l’ouest, notre regard change, nous ressentons plus, nous nous retrouvons avec nous même ce qui nous permet de voir plus clair dans notre quotidien. «  Rester serait mourir un peu » comme dit Tété dans sa belle chanson : quand nous partons, nous nous ressourçons, nous changeons de peau (mon allergie à la chaleur tout au début de mon voyage me le fait ressentir encore plus!) ; en bref, c’est une renaissance. C’est un vrai voyage initiatique donc partez, découvrez, explorez, lâchez ce qu’il faut lâcher et accrochez-vous, ça va secouer mais rassurez-vous, vous retournerez à votre port en douceur, la tête remplie de beaux souvenirs de rencontres, de goûts, de paysages, de ressentis, d’émotions, de découvertes…

Bon vent, l’aventure a commencé !   A très vite !

SabiNa Paulina

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Merci de vos précieux commentaires qui m’enrichissent et qui me permettent d’apprendre à mieux écrire, à partager avec plus de clarté et à apporter plus de valeur.

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