Interview avec Anne Benassouli – thérapeute, formatrice, coach en entreprise

« Je ne serai pas célèbre ou grande. Je continuerai à être aventureuse, à changer, à suivre mon esprit et mes yeux, refusant d’être étiquetée et stéréotypée. L’affaire est de se libérer soi-même : trouver ses vraies dimensions, ne pas se laisser gêner. » ~ Virginia Woolf

J’ai la joie de partager avec vous le travail, les outils et l’énergie d’une autre personne inspirante !

Anne BENASSOULI, ancienne avocate, puis directrice pédagogique d’un centre de formation, exerce aujourd’hui en tant que formatrice-coach en entreprise (développement personnel, communication, management) et thérapeute intégrative.

Elle a créé une méthode complète et multidimensionnelle qui agit sur différents plans : physique, émotionnel, relationnel et spirituel : la voie du M.E.R.C.I.

Son objectif est de faire bouger les énergies (en douceur et avec  détermination !) afin d’aider ses clients à provoquer des changements positifs dans leur vie quotidienne. Outre ses outils divers et variés, son arme secrète contre la résistance, la souffrance et l’ennui, est l’humour. Elle dit : « une séance de thérapie dans laquelle on ne rit pas au moins une fois, n’est pas une bonne séance. »

Bref, un vaste programme, je vous laisse découvrir la vidéo !

« Mon crédo : remettre du mouvement là, où il y a quelque chose de figé. » ~ Anne Benassouli

Veuillez trouver ci-dessous la trame de l’interview :

  1. Décris ton métier, tes activités professionnelles.
  2. Parle-nous de ton parcours de stages : la voie du M.E.R.C.I. (Moi, Emotions, Reliance, Corps, Intelligence)
  3. Quels sont les prérequis d’une thérapie réussie ? (envie de la part du patient + relation de confiance entre le patient et le thérapeute)
  4. Comment tu travailles en thérapie, quelles sont les modalités proposées ?
  5. Quels sont les types d’objectifs que nous pouvons travailler en thérapie ?
  6. Quels sont tes outils de travail, tes sources d’inspiration ? (exemples d’outils agissant au niveau mental, émotionnel, corporel et spirituel : rituels, reprogrammation des croyances limitantes, EFT, EMDR, le massage…)
  7. Faire rire – le meilleur moyen pour contourner la résistance / la peur du changement chez le client.
  8. Choix d’outil en fonction de la problématique, de l’état de la personne et celui du thérapeute.
  9. Exemple d’un rituel à mettre en place pour faire bouger les choses : les petits bonhommes allumettes de Jacques Martel.
  10. Dépendance affective : comment la dépasser.
  11. Thérapies quantiques : de quoi il s’agit ?
  12. Quelle est la place de la danse dans ta méthode ?
  13. La chromothérapie, l’un de tes nombreux outils : de quoi il s’agit ?
  14. La gratitude : « la capacité de se laisser toucher par ce qui est et d’être reconnaissant de la beauté du monde » – comment la cultiver ?

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« La matière est la fiancée de Dieu. » ~ pensée kabbalistique

anne-benassouli

« Je crois beaucoup à la force du collectif ; ce n’est qu’ensemble que nous pourrons traverser cette époque et ensemencer le Nouveau Monde. » ~ Anne Benassouli

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Pour savoir plus sur Anne :

Ses outils et ses sources d’inspiration :

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Anne, merci beaucoup de cette belle opportunité et merci à Tous pour votre précieux feedback ! 🙂

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Multiples aspects intérieurs ou comment apprivoiser le côté obscur de la force

viaggiare in auto a Parigi

« Si je veux changer mon monde extérieur, je dois changer mon monde intérieur. » ~ Max Piccinini

Comment allez-vous ? 🙂

J’ai écrit le poème ci-dessous il y a quelques semaines (âmes sensibles s’abstenir !) – il voit le jour aujourd’hui, car j’avais besoin de le digérer. Je me laisse de plus en plus traverser par l’énergie des différentes émotions et je découvre des endroits en moi dont je ne suis pas particulièrement fière. En effet, nous sommes tous constitués d’une multitude d’aspects intérieurs. Nous portons tous une famille de personnages, paradoxes, conflits et polarités à l’intérieur de nous : un professionnel, un parent, un enfant blessé, un enfant joyeux et insouciant, un être irrationnel et créatif, un danseur, un partenaire, un amoureux, un guerrier, un clown, un sage, etc. Nous faisons l’expérience à la fois de la douceur et de la colère, de la tristesse et de la joie, de la peur et de la confiance. Nous naviguons sans cesse entre ces différents pôles et souvent (je parle pour moi), nous pouvons être tentés de nier ou de repousser certaines émotions. Les raisons de cette autocensure varient : peur du rejet ou du jugement des autres, envie de garder une image positive de soi, peur de la perte de contrôle, de son identité, etc.

J’ai été très longtemps incapable d’éprouver la colère, même dans les situations où elle m’aurait été utile. C’est une émotion que j’apprivoise petit à petit. En effet, elle me met en mouvement, me permet de faire valoir mes droits, faire respecter mes limites et mon territoire, me protéger. Je sens que la colère peut être créatrice, douce et juste. Et donner une puissance inouïe.

Auparavant (cela m’arrive encore aujourd’hui, rassurez-vous, il y a du boulot !), j’avais peur de ma propre puissance, car je l’associais à la violence. Mais ce lien, certes existant, n’est pas nécessaire. Maintenant, c’est l’inverse qui me paraît vrai : la personne qui se connecte à sa force intérieure authentique n’a pas besoin de la violence, car elle a beaucoup moins peur.

En parlant de la peur : les attaques terroristes à Paris m’ont bouleversée et m’ont retourné l’estomac. J’étais paniquée : j’ai éteint les lumières et je songeais à l’endroit où me cacher (dans un studio, ce n’est pas si facile, croyez-moi !). Je me suis un peu calmée par la suite (et j’ai vite rallumé les lumières, ce n’était pas bien pratique…), mais je reste observatrice et vigilante. Je fais de plus en plus confiance à mon ressenti, à mes tripes et à mes sensations physiques, y compris les émotions qui me traversent. Elles agissent comme des signaux – de confirmation quand je suis sur la bonne voie ou bien des signaux d’alerte, quand quelque chose « sonne faux ».

Enfin, je pressens que le monde extérieur reflète ce qui se passe à l’intérieur de moi. Par exemple, si j’ai de la violence en moi, elle va se manifester dans ma réalité physique. Par conséquent, si je fais un travail sur moi pour nettoyer les colères et la tristesse refoulées dans le corps (il y en a un peu,  voire un peu beaucoup…), peut-être, le monde va s’adoucir aussi… Eh oui, c’est tout à fait irrationnel et prétentieux. Et il se peut que je frôle la folie. Pourtant, cela me semble juste.

En bref, ce qui fait notre humanité (entendu de la bouche d’un voisin averti, je vais le remercier de vive voix !), ce sont tous ces états émotionnels qui nous traversent. C’est la vie elle-même qui nous traverse et qui nous fait découvrir toutes les nuances de l’aventure terrestre ; y a-t-il des planètes où ils sont plus tranquilles ?! J’y vais ! 🙂

Pour conclure, nous avons tous une « petite bête enragée » à l’intérieur de nous. Ce n’est pas une forteresse gigantesque qu’il faut détruire et qui prend toute la place, il s’agit plutôt d’un minuscule animal qui fait beaucoup de bruit et qui a besoin d’être apprivoisé et aimé. Il a besoin de câlins. Au moment, où vous l’accueillez, sans vouloir le changer, il se calme et par miracle, devient la plus belle et douce créature que vous n’avez jamais vue.

Je n’ai pas envie de nourrir ou de glorifier mes aspects intérieurs en souffrance. Je ne souhaite pas m’y identifier non plus. J’apprends simplement à faire confiance à la vie : toute émotion a sa raison d’être. Et si je l’accueille et je l’exprime (de préférence d’une manière respectueuse et adaptée, ce qui ne m’est pas toujours simple !), elle part en douceur et laisse la place à la lumière, à la joie et à l’amour, qui sont, je le crois très fort, nos états naturels de base.

Je vous souhaite d’explorer vos divers aspects intérieurs et de vous connecter à la puissance et à la beauté de vos émotions, quelle que soit votre météo interne en ce moment !

Par ailleurs, passez de belles fêtes de fin d’année ! Que la douce, invincible et lumineuse force de l’amour soit avec vous ! 🙂

P.S. Si vous n’arrivez pas à concilier les voix de vos multiples aspects intérieurs, faites-vous accompagner par un professionnel.

Black panther illustration

« Seul celui qui a osé voir que l’enfer est en lui y découvrira le ciel enfoui. C’est le travail sur l’ombre, la traversée de la nuit, qui permettent la montée de l’aube. » ~ Christiane Singer

lever_du_soleil_espoir

Conjugaison modulable ou une petite terroriste en moi,

en manque de câlins

Je hais les marchands

Ceintures noires, maîtres dans l’art

Des relations affectives artificielles

Le flou personnalisé des maniements

Cousus de fil blanc

D’un faux sourire bien entretenu

Je hais ces sales pigeons

Messagers du pognon

Je hais le capitalisme sauvage

Avec sa quête du profit à tout prix

Il dessèche la planète et l’homme de sa dignité

Je hais les croissants au beurre

Ils n’ont toujours pas compris

Que leur consommation doit demeurer exceptionnelle

(Surtout en cas d’hyper-cholestéro-lémie)

Je hais les mots savants

Trop longs pour rentrer dans ma tête blonde

Que je maintiens en état d’utilité publique

Par des produits chimiques chers et invasifs

Je hais ces exaltés de fanatiques : je vote pour les écureuils-fans de ski nautique

Je hais les mauvais rêves et les monstres qui se cachent sous le lit

Les insomnies ; le réveil qui sonne trop tôt ou pas assez fort

Les plannings et les retards du métro

La foule dans les gares et le changement aux Halles

Les mauvaises nouvelles et les pronostics insouciants

Qui agissent comme des somnifères

Trembler de froid ou me brûler avec de l’eau bouillante

Les beaux-hommes-déjà-pris et les couples qui s’embrassent en public

Les restes du pain rassis qu’il ne faut surtout pas jeter

Procédures, approbations et demandes d’autorisation

Ordres, ordures et ordonnances

Être pris(e) en photo en mode « cheese » ou « ouistiti »

Les caméras de surveillance et les fouilles corporelles

Courir à l’aéroport

Avec les flacons à la con de 100 millilitres maximum

Renfermés dans un sac plastique transparent

Et voir que le vol est retardé

Pour cause d’un centimètre de neige

Qui a déjà fondu

Je hais les embouteillages et les salles d’attente

Où il ne se passe rien, nada, kaput

Le Godot ne vient pas pour crier sur les toits « veni, vidi, vici »

Je hais les avis d’impositions et les gens qui s’imposent

Par leur taille ; franchement, ils exagèrent

La planète est déjà surpeuplée

Je hais la technique et les pannes d’internet

Les coupures de courant qui me font péter les plombs

Avant l’arrivée des factures

En prélèvement automatique

Je hais le soutien-gorge push-up

Qui triche sous la chemise blanc-écru

Même si on inspire à fond la caisse

Et on mange de la bonne graisse

Je hais les rimes sans élégance et les fautes d’orthographe

Le subjonctif plus-plus-plus-que-parfait

Les articles partitifs, définis, contractés et non soldés

Le passé aussi, l’arbitre l’a jugé « simple »

Il n’était pas thérapeute ce prétentieux immature

Je hais le « h » dans « Hi don’t know »

La surcharge d’activités et le rythme effréné

Ou m’ennuyer dans mon studio de 15 mètres carrés loi Carrez

Un garage bordelais rénové et bien aménagé

Je hais les e-mails-in-terminables-du-style-un-rappel-doux

Et leur message subliminal tel une caresse : «  URGENT »

Je hais le contraste médiatique entre la souffrance occidentale et celle des pays « exotiques »

Et ses adjectifs bien choisis, pour façonner les esprits

Je hais les cigarettes et leur odeur qui s’incruste sous la peau

La bêtise et l’interdiction d’en faire trop

Les mots de passe dignes d’un psychopathe ivre et sous médicaments

Je hais les accidents et les catastrophes naturelles

Des réprimandes et des promesses non tenues

Bref, toute forme de résistance

Contre ma volonté de fer

Ça m’agace car j’ai toujours raison

Enfin, la plupart du temps

***

Si si, je hais aussi la haine elle-même

Et sa fille innocente « Mea culpa »

Je me fais peur, je suis dans la terreur

De me faire mal ou de nuire aux autres

J’ai besoin de partir pour me protéger

M’isoler afin de ne pas constituer un danger

Me rendre malade et ne plus rien sentir

 

J’ai un problème : des parts-départs

Expulsées du territoire du « moi »

Je hais par projection, le monde me tend un miroir tendre

De mes vertus et de mes vices

Si visibles chez l’autre

Si bien cachés au fond de mes viscères

***

Que nous puissions déguster la paix

Comme du petit lait tricolore

Dans nos tripes, nos tribus et nos terroirs

La France a besoin d’une franchise absolue

La terre – d’un terrain d’entente en expansion

the vert au jasmin

 Je commence par m’occuper

De ma tasse de thé vert jasmin

Dans le confort de mon jardin intime et cosy

Où poussent des roses resplendissantes

Où vivent les hyènes et les putois

(Ils réclament beaucoup de câlins)

Tout est OK : haïr ou aimer

Selon l’humour et le moment de la journée

L’état de fatigue et le taux d’hormones

L’âge et la prise de la cortisone

***

Prions ensemble pour descendre

De la tête au cœur

Et nous ouvrir à une simple et saine

Joie d’être en vie ; en lien

Dans la pureté de l’instant présent

Sans aucun jugement

Je bénis la naïveté du cœur

Du monde des bisounours

Couleur rose-bonbon-flashy

Avec laquelle je « hais » devient je « t’ai » en moi

Puis je « t’aime » en moi

Et je « m’aime » en toi

« Nous haïssons » se transforme

Par un acte psycho-magique

(Il y en a toujours besoin)

En « nous naissons »

Dans sa forme la plus active et collective

Nous y sommes, nous voilà

Ensemble, la la la

Happy-end kitch et sucré

(Presque indigeste)

Je vous aime grave chers amis

lover

 

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Pourquoi et comment apprendre à prendre la parole en public ?

« Il vaut mieux fermer sa bouche et être pris pour un idiot, plutôt que de l’ouvrir et ne laisser aucun doute à ce sujet. » ~ Mark Twain

Public Speaking Fear Glossophobia Dictionary Definition Word

Sénèque a dit : « le discours est le visage de l’âme », c’est peut-être pour cette raison-là que nous avons peur de nous exposer devant les autres. En effet, selon certaines études la prise de parole en public provoque la peur plus grande que la peur de mourir. Littéralement, les plus timides préfèrent mourir plutôt que de s’exprimer devant un auditoire ! Et pourtant, nous sommes tous amenés, d’une manière ponctuelle ou plus régulière, à faire un discours ou une présentation. L’enjeu varie selon la situation : demande en mariage (j’imagine que cela peut être stressant !), entretien d’embauche, présentation d’un produit auprès d’un investisseur potentiel, présentation devant ses collègues au travail. Certes, les compétences en communication ne remplaceront jamais la réelle valeur ajoutée par la personne. Néanmoins, si la personne, aussi professionnelle soit-elle, est incapable de communiquer sur son travail, de l’expliquer et de le promouvoir, ses résultats ne seront pas optimaux.

En bref, nous défendons tous une cause, que ce soit un produit, un sentiment, une vision. La prise de parole en public réussie nous aide à fédérer nos partenaires et à construire ensemble quelque chose de plus vaste et plus beau qu’une simple création individuelle.

Ça s’apprend, je viens de loin et j’en sais quelque chose

« Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. » ~ Gandhi

Public Speaking Words Product Package Box Training Help Advice

J’ai longtemps pensé que je manquais de talent et donc mes présentations allaient rester inintéressantes et maladroites pour toujours. Eh oui, je stressais, j’avais du mal à tenir mes notes, tant mes mains tremblaient, ma voix me jouait des tours, j’avais la gorge sèche et du mal à trouver le fil de mes pensées. Et surtout, j’avais terriblement peur de passer pour une incompétente.

Les difficultés persistaient avec l’intensité qui variait selon le contexte. Et soudain, un miracle s’opère ! Par un coup de chance, je découvre que la prise de parole en public s’apprend. Que nous pouvons tous développer nos compétences en communication et en leadership. Les deux vont de pair car un bon orateur est souvent un bon leader et il est difficile d’imaginer un leader persuasif incapable de communiquer sa vision.

Loin d’être experte, j’ai simplement investi mon temps et mon énergie dans le développement de mes compétences. Je vois les progrès et tout le chemin parcouru (je continuerai longtemps !). Aujourd’hui, je prends beaucoup plus du plaisir à m’exprimer devant une assemblée. Même si je ressens le tract à chaque fois, j’ai appris à le transformer. Il me stimule au lieu de me paralyser.

Je viens de loin, comment j’ai évolué ? Comment toute personne motivée peut affronter ses peurs et développer ses compétences ? Je vous propose 3 méthodes simples, efficaces et gratuites (ou presque).

 Les cours en ligne sont au top !

« On naît poète, on devient orateur » ~ Cicéron

Business Acronym MOOC as Massive Open Online Course

Internet nous offre une opportunité hors du commun. En effet, il est dorénavant possible de suivre un cours, parfois même certifiant, gratuitement ou à prix minime, en restant dans le confort de son salon, à son rythme, selon ses disponibilités et envies.

Les cours en ligne ouverts et massifs, en anglais : « massive open online courses » ou  MOOC deviennent de plus en plus répandus. Certes, le niveau d’assiduité peut baisser au fur et à mesure du cours mais l’opportunité de profiter des meilleurs professeurs et ressources reste là !

Eh oui, il est possible d’apprendre à parler en public en ligne. Le MOOC « Introduction à l’art de parler en public », dispensé par Dr. Matt McGarrity du département de la communication à l’université de Washington se compose d’environ 20 heures de cours magistraux en vidéos, des lectures et des exercices pratiques. Le professeur est enthousiaste, professionnel et pédagogue. En se basant sur la tradition de la rhétorique, il nous accompagne dans le parcours de l’art oratoire : en partant des courts discours improvisés, il traite ensuite des discours informatifs, pour finir avec des présentations persuasives. Dr. Matt McGarrity décortique les principes de la construction d’un discours efficace, évalue les discours proposés par ses élèves ou des orateurs TED et explique comment présenter un discours d’une manière optimale, selon l’objectif, l’occasion, etc. Pour les plus courageux, il est possible de poster les enregistrements vidéo de ses discours afin de recevoir le feedback d’autres participants. Tout cela à condition de maîtriser l’anglais car le cours n’est pas traduit en français. La liste des MOOC en français contient quelques cours dans le domaine du développement personnel et de la communication, entre autres le cours intitulé « Réussir l’entretien d’embauche et relancer l’employeur » qui dure environ un mois et demande 8-12 heures d’engagement en tout.

Sur l’internet, vous trouverez aussi des sites des experts en prise de parole en public où une grande partie du contenu est accessible sans frais, quelques exemples : John Zimmer, Florian Mueck, Darren LaCroix.

Toastmasters International (TMI)

« Ce que nous devons apprendre à faire, nous l’apprenons en le faisant. » ~ Aristote

Logo Website Tagline Lockup

Si vous me connaissez, vous connaissez aussi Toastmasters car j’en parle avant de me présenter. 🙂 Rassurez-vous, je ne prends aucune commission sur le nombre d’inscriptions. Je ne force personne à intégrer cette association car elle ne convient pas à tout le monde ; je suis tout simplement convaincue que cela peut rendre service à certains d’entre vous donc je partage l’information avec joie.

ToastMasters International (TMI) est un réseau d’associations, présent à l’échelle mondiale,  à but non lucratif dont l’objectif est d’aider ses membres à améliorer leurs compétences en communication et en leadership par la prise de parole en public. En région parisienne, il existe une dizaine de clubs. La localisation, l’heure des réunions, la langue parlée, l’ambiance changent, la méthode et les bénéfices restent identiques. Environ une vingtaine de personnes se réunissent dans un club tous les 15 jours pour 2 heures afin de s’exercer dans l’art de parler devant un auditoire. Il n’y a pas de formateur, tout le monde contribue à la réussite de la soirée. Cette dernière se compose de 3 parties :

  1. La session des improvisations où les membres sont appelés au pupitre pour parler à l’improviste, d’une manière convaincante et structurée pendant 1 à 2 minutes ;
  2. La session des discours préparés : 3 à 4 orateurs prononcent des discours de 5 à 10 minutes sur un sujet de leur choix, en réalisant un objectif d’un manuel en communication de base ou d’un manuel avancé ;
  3. La session des évaluations comporte des appréciations de toutes les prestations de la réunion ; de plus, la soirée est évaluée de point de vue de la grammaire, de la fluidité et du respect du temps.

Comment nous progressons chez Toastmasters ? Quels sont les avantages de cette méthode ?

Veuillez trouver ci-dessous une liste – longue et non exhaustive – des bénéfices.

  • Nous suivons les manuels en leadership et en communication à notre rythme. Chaque membre, accompagné par son mentor, se fixe des objectifs et se donne les moyens de réussir. La méthode s’adapte aux besoins de chacun. Des manuels de base permettent de travailler les fondamentaux de la prise de parole en public et du leadership. Grâce au manuel « Savoir communiquer » nous travaillons : la gestuelle, le vocabulaire, la structure, la variété vocale, la recherche documentaire, l’utilisation des supports visuels, etc. Le manuel « Devenir un leader » permet de développer, entre autres : la pensée critique, l’écoute, la gestion du temps, la capacité à former les autres, les motiver, la disposition à être un bon mentor, à déléguer, à donner un feedback constructif et sincère. Un vaste choix des manuels avancés respecte les objectifs individuels : « Etre persuasif », « S’exprimer avec humour », « L’orateur professionnel », « Les discours au niveau de la direction », « Communiquer à la télévision », « Communications interpersonnelles », « Faciliter la discussion », « Présentations techniques », etc.
  • Nous nous exerçons dans un contexte à la fois amical et professionnel, nous pouvons expérimenter, prendre des risques et oser car l’enjeu n’est pas le même que dans « la vraie vie ». Les autres membres nous donnent un feedback sincère et bienveillant pour nous aider à avancer. Chaque orateur qui présente un discours préparé reçoit une courte appréciation orale de la part de son évaluateur et également des points forts et des pistes d’améliorations par écrit de tous les participants.
  • Toastmasters constitue un environnement où chacun peut prendre des responsabilités au sein du club en tant que Président, Président à l’adhésion, Trésorier, etc. Ces rôles nous permettent de développer de nombreuses compétences relationnelles et organisationnelles : mener à bien un projet, planifier et respecter les délais, travailler en équipe, diriger, gérer les conflits. Toastmasters est un véritable laboratoire où de belles transformations positives s’opèrent, à savoir les membres initialement timides et avec un faible niveau d’assurance relationnelle, prennent confiance en eux et développent de vraies capacités en communication et en leadership. Je l’ai vu, je l’ai vécu ! 🙂
  • Nous participons à des ateliers pratiques en leadership et en communication quelques fois par an ; veillez trouver ci-dessous des notes prises par Delphine Baudu, membre Toastmasters de talent, lors de la formation des membres du bureau qui a eu lieu à Paris en janvier 2015. Cliquez sur l’image pour la voir en toute sa splendeur !

formation MB TMI vf

  • Deux fois par an, nous organisons des concours de prise de parole en public, comportant plusieurs étapes et au moins 2 « disciplines » à chaque fois (oui, Toastmasters est un sport !) : l’improvisation et le discours humoristique en automne; l’évaluation et le discours inspirant en printemps. Le concours commence au sein du club et finit au niveau international.
  • C’est une belle occasion de voyager pour participer à des conférences, plus ou moins loin : Lyon, Budapest, Cracovie, Porto, etc. Par ailleurs, si vous visitez une ville, il y a de fortes chances pour qu’un club Toastmasters s’y réunisse. Vous serez toujours les bienvenus pour participer à la réunion ! En effet, l’esprit Toastmasters rime avec l’hospitalité et l’ouverture.
  • Nous faisons partie d’un réseau de 14 650 clubs présents dans 126 pays et de 313 000 membres (les chiffres de l’année 2015), issus des milieux socio-professionnels divers, ayant des parcours de vie différents, tous unis par l’envie de progresser et la passion pour la communication interpersonnelle. C’est un vrai plaisir et un privilège de faire partie de cette communauté dynamique, enthousiaste et hétéroclite. Il m’est arrivé de trouver un bel appartement grâce à une amie rencontrée chez Toastmasters (merci, Emmanuelle !).
  • Le rapport qualité-prix défit toute concurrence : la première inscription annuelle incluant environ 20 réunions, deux manuels, un mentor, l’abonnement à « Toastmaster», magazine mensuel en anglais sur la prise de parole en public et le leadership, enfin l’accès privilégié à des formations, ateliers et conférences (payé à part mais tout à fait accessible) est d’environ 120 €.
  • La méthode Toastmasters est reconnue dans le monde professionnel, surtout dans le milieu anglo-saxon : de nombreuses sociétés américaines créent des clubs en interne ou encouragent leurs employés à s’investir dans Toastmasters, l’entreprise Coca Cola en est un bon exemple ;
  • Enfin, il est possible de visiter chaque association jusqu’à 3 fois, sans frais ni engagement donc n’attendez plus, venez visiter l’un des clubs auxquels je suis inscrite : Agora 75 ou Expressions. Sinon, cherchez un club qui vous convient !

L’École de l’Art Oratoire à Paris

« L’art de l’acteur n’est pas l’art de se montrer. On croit toujours que l’art de parler en public, c’est l’art de se montrer. (…) L’art de l’acteur, c’est l’art de disparaître à l’avantage d’un personnage et au service d’un public ». ~ Stéphane André

 

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Si vous habitez en Île de France, vous pouvez participer à des Master class gratuites, organisées par l’École de l’Art Oratoire à Paris. Le principe est le suivant : vous vous inscrivez, vous préparez (ou non, à condition de bien connaître le sujet) votre présentation de 10 minutes traitant de n’importe quelle question d’ordre professionnel ou personnel, vous venez pour l’exposer et ensuite, Stéphane André, directeur de l’école, conférencier et auteur vous fait un feedback précis, sincère et bienveillant et vous invite à effectuer quelques exercices sur mesure tout de suite, devant l’auditoire. Ensuite, vous refaites une partie de votre exposé, après avoir intégré et travaillé certains aspects de votre prestation tels que : la posture, le regard, la voix. Ce qui est magique, c’est que souvent le public perçoit une réelle amélioration dans l’impact de l’orateur avant et après l’intervention de Stéphane André. En ayant personnellement participé à cet exercice à plusieurs reprises, je ne peux que recommander l’expérience. Il n’y a aucun risque donc si vous avez envie, venez-vous exercer dans les locaux de l’école, à 2 pas de l’Opéra Garnier de Paris, sur une belle estrade et sous la lumière éblouissante des lampes. Vous allez travailler votre présence scénique via quelques techniques de base, issue du monde du théâtre. Bien qu’au début ces outils paraissent artificiels et exagérés, c’est le signe que vous rompez avec vos anciennes habitudes. Vous sortez de votre zone de confort et vous entrez dans l’univers de l’Art oratoire avec le grand « A ».  Vous allez vite y prendre goût !

Vous pouvez également venir en observateur, membre du public. Dans ce cas, l’inscription n’est pas nécessaire. Vous allez voir Stéphane André en action : quand il ouvre la séance avec un court exposé mélangeant l’actualité et les techniques de l’art oratoire, ensuite, au moment où il donne le feedback et propose des exercices aux orateurs. Ça vaut le déplacement, je vous assure.

Enfin, l’école organise chaque année le concours de l’éloquence et l’université d’été. La particularité du concours est qu’il est possible de se présenter plusieurs fois. À chaque passage, vous recevez un feedback du jury composé des professeurs de l’école. Ce sont des professionnels et ils ont l’œil, venez tester par vous-mêmes !

Pour résumer, la prise de parole en public s’apprend, surtout par la pratique. Comme a dit Louis Aragon : « La parole n’a pas été donnée à l’homme, il l’a prise ». Profitez de vos capacités en communication et défendez votre cause, devenez l’orateur unique et inspirant que vous souhaitez être, et contribuez, d’une manière courageuse et généreuse, à la construction de notre société par le dialogue. Oui, c’est pompeux mais l’enjeu est de taille ! Et puis, amusez-vous sur le chemin, c’est l’aventure de toute une vie !

Public Speaking Sticky Notes

Et vous…

  • Aimez-vous parler devant un auditoire ?
  • Avez-vous envie de développer encore plus vos compétences en prise de parole en public ?
  • Si oui, comment souhaitez-vous le faire ?
  • Quelles méthodes et ressources vous conviennent ?

Merci de votre précieux feedback car il enrichit le blog et me permet de mieux écrire.

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Le sabar tel que je commence à le ressentir

En décembre 2014, je suis partie au Sénégal avec Yama Wade, Reine de Sabar, pour faire un stage de danse, voici ce que j’ai découvert sur le sabar. La réflexion qui suit est un début de compréhension et il est fort probable que cette vision évolue.

J’espère que ça vous donnera envie de D A N S E R !

Une conversation en musique

Le sabar désigne à la fois un instrument : une percussion en bois, et une danse sénégalaise. Le sabar se distingue des autres danses de l’Afrique – la respiration requise par le rythme est différente, le temps ou l’accent est « en l’air ». De plus, c’est une véritable rencontre entre le musicien et le danseur. Les deux conversent via la musique et cette discussion est complètement unique car improvisée dans « ici et maintenant ». Le musicien parle grâce au son du tambour, le danseur s’exprime via « la respiration » de ses pieds, de ses poignets, de ses bras et de ses genoux. La sabar englobe un ensemble des codes et des règles, offrant une multitude de possibilités à toute personne sensible à son rythme.

 José Manuel Carreira Jaunsolo

Beaucoup plus que la danse

Ce que j’aime en particulier dans le sabar, c’est son côté mystique car c’est plus qu’une danse ou un ensemble de mouvements rythmés. Ce qui compte c’est la justesse des mots, l’énergie, le ressenti, l’intention, l’honnêteté d’expression, l’authenticité de la rencontre, la respiration, l’irrationnel… Si ces éléments sont réunis la danse devient juste, claire et élégante. L’énergie est à la fois puissante et légère, une certaine flexibilité et élasticité se ressentent ; rien n’est forcé, le danseur ne fait pas d’effort mais se laisse guider pas son intuition et son ressenti, ses tripes et son inconscient. Par ailleurs, seule la décision d’aller à la rencontre de l’autre, en se laissant guider par son inconscient, permet de respecter le temps musical : dès que la tête prend le dessus, le corps s’arrête. La réflexion tue l’expression juste et spontanée de l’âme, de l’inconscient, de l’énergie vitale du danseur. En même temps, le danseur, aussi irrationnel soit-il, se doit de respecter les règles et contenir la force qui le traverse, sinon son langage devient éparpillé, saccadé, imprévisible et incompréhensible ; ses phrases n’ont plus de sens.

Le sabar, utilisé jusqu’à aujourd’hui à des fins thérapeutiques, dépasse la notion de la danse, c’est une démarche globale : philosophique, psychologique et spirituelle.

Le sabar aide le danseur à trouver les trésors enfouis dans son cœur, il nettoie les émotions refoulées. Le sabar exige l’authenticité dans la relation, la clarté et l’honnêteté de la parole, une excellente connaissance de soi, l’acceptation de son côté irrationnel et de son ressenti. C’est un cheminement de toute une vie, rempli de questions, de doutes, de prises de conscience, de blocages, de surprises, d’émotions fortes, des plateaux, de la peur, de la joie… C’est un outil de développement personnel qui améliore la relation avec soi et avec la communauté. C’est une démarche spirituelle qui permet de trouver sa place, unique et juste, dans le monde. Grâce à la pratique de sabar nous accédons à plus d’amour et plus de gratitude pour chaque respiration, chaque expérience, nous apprenons à lâcher prise, nous avons plus de confiance en la vie et en nous-mêmes. C’est une forme de méditation en mouvement qui apaise et rééquilibre, qui nettoie et qui régénère, qui soigne et qui cicatrise. C’est une expression de notre singularité car il y a autant de styles de sabar que de danseurs.

PLAGE VF

Chemin vers l’amour, vers la vie

Ce rythme touche ce qui est le plus profond dans mon être et je ne sais pas exactement comment cela s’opère. Je pressens que c’est une voie de libération et de liberté. Je pressens qu’il offre un voyage initiatique vers les tréfonds de mon âme et une sensation de lien avec le monde où l’expérience se fait à la fois dans l’individualité et dans ce qui est universel en nous, car propre à chaque être humain, voire à chaque être vivant. C’est une expression de vie et la vie m’attire, j’ai envie de mieux me connaître, de ressentir plus, d’aimer plus, de donner et de recevoir spontanément et avec joie, de voyager dans d’autres dimensions de conscience, de communiquer avec l’au-delà, oui, c’est beaucoup et cela paraît bizarre, même pour moi qui l’écris. Le sabar nous met en contact avec une force incompréhensible qui nous dépasse et qui nous fait peur, et pourtant, elle coule dans nos veines : c’est elle qui nous fait respirer, malgré nous, durant chaque instant de notre vie et c’est elle qui nous accompagne en douceur jusqu’à la fin. Le sabar nous enseigne à nous aimer, à aimer les autres, à aimer la vie, à honorer ce qui est vivant en nous, à accueillir ce qui arrive, à avoir confiance, à se laisser guider par notre ressenti, à être présent, à mieux communiquer avec nous-même et avec les autres.

Les avantages sont multiples et beaucoup est demandé pour y accéder : de la patience, de la persévérance, une ouverture d’esprit, une écoute attentive, un désir ardent, une attitude de recherche d’un éternel débutant qui reste humble, curieux et confiant.

Un grand MERCI à Yama Wade, Reine de Sabar, de m’avoir éclairci sur le sabar, tel que sa grand-mère lui a enseigné et qu’elle transmet depuis de nombreuses années avec joie, avec passion et avec générosité à ses élèves. J’ai la chance d’en faire partie depuis septembre 2014 et j’inspire profondément quand je pense à tout le chemin à parcourir afin de ressentir et d’exprimer le sabar.

Pour que la force et la douceur du sabar soient avec vous !

Explorez !

Et si le sabar ne vous inspire rien du tout et que vous pensez que j’ai perdu la tête (vous n’avez pas tort), cherchez, explorez, expérimentez : la danse, le sport, l’activité, le rythme, l’occupation qui vous éveille à la vie, qui vous appelle et qui vous fait vibrer de joie, vous donne les doux frissons au dos. Une activité épanouissante vous nourrit donc bénissez et savourez ce repas sacré !

Bon vent et je vous souhaite plein d’amour sur ce chemin de découverte personnelle !

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– Qu’est-ce que vous en pensez ? Avez-vous eu des expériences similaires avec d’autres activités ?
– Pour ceux qui pratiquent le sabar, comment vous le voyez ? Qu’est-ce qu’il vous apporte ?
– Enfin, Yama, si tu lis ces mots – je pense fort à toi et je te remercie pour tes commentaires ; s’il y a des choses que je n’ai pas bien comprises, je serai ravie d’en discuter ! Jërëjëf !

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Comment apprivoiser et cultiver la chance ?

Stars of Vicuna, Chile

« Il n’y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile, il n’y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel. » ~ Dalaï Lama

Est-ce que tu te considères comme quelqu’un qui a de la veine ou plutôt quelqu’un qui est né sous une mauvaise étoile ? De quoi dépend la chance : du hasard, de l’univers, de notre humeur ?

La chance, ce facteur de réussite politiquement incorrecte, est souvent perçue comme instable, fragile, capricieuse, imprévisible et incontrôlable, en bref elle a une très mauvaise réputation, pire qu’une femme indisposée. 🙂

En effet, parfois la chance nous tombe littéralement du ciel. Quand nous sommes promus contre toute attente, même si nous n’avons rien demandé, simplement parce que le concours de circonstances favorables en veut ainsi. L’homme essaye de charmer ce type de chance depuis des siècles. Par conséquent, le marché des porte-bonheurs fleurit et les Français, malgré les avancés de la science, évitent de passer sous une échelle (40%) ou d’ouvrir un parapluie dans une pièce (33%).

Même si certains disent que le hasard n’existe pas, la pure chance sans aucune action de notre part fait bien partie de notre expérience. Cependant, certaines personnes cumulent les heureux évènements et d’autres les coups durs. Quand la chance ou la malchance est une affaire de répétition, elle sort du domaine des aléas du destin. Elle devient une compétence, une compétence qui s’apprend et qui se développe.

Comment apprendre à tirer profit des circonstances favorables plus souvent ? Richard Wiseman, Douglas Miller et Philippe Gabilliet nous en donnent les clés.

Présence

« La vie est trop courte pour qu’on soit pressé. » ~ Henry David Thoreau

Les personnes chanceuses ont une forte capacité à être ici et maintenant, afin de profiter au maximum de leurs facultés d’observation. Elles sont détendues et prêtes à accueillir tout ce qui arrive. Les malchanceux sont, à leur tour : stressés, pressés, anxieux vis-à-vis de l’avenir ou en pleine rumination par rapport à leurs difficultés passées. La disponibilité intérieure, une attitude décontractée et ouverte, maitrisée parfaitement par les praticiens de la pleine conscience, augmente notre capacité à percevoir les opportunités. En bref, être calme, prendre le temps d’apprécier ce qui se passe autour de nous, avoir les yeux et les oreilles bien ouverts est porteur de chance !

Intuition

« L’intuition est une vue du cœur dans les ténèbres. » ~ André Suarès

Les personnes fortunées prennent les bonnes décisions rapidement. Elles savent peser le pour et le contre, lister les faits et en aucun cas ne négligent pas ce que leur dit leur tête. En plus d’écouter leur intellect, elles profitent de leurs capacités intuitives. Elles utilisent tous leurs sens et prennent en compte leur ressenti. Elles se connectent à la fois à leur tête, leur corps et leur cœur, et bien sûr l’internet! 🙂

Intention forte

« La chance ne sourit qu’aux esprits bien préparés. » ~ Louis Pasteur

Les gens nés sous une bonne étoile sont animés par un projet, une mission ou un rêve. Ils savent ce qui leur est cher, ils ont un objectif lié à leurs valeurs et aspirations profondes. C’est grâce à cette intention forte que le monde et les circonstances deviennent porteurs de sens. En effet, notre cerveau fonctionne comme un missile à tête chercheuse : si nous rêvons d’apprendre la danse au Sénégal (c’est mon cas et c’est en cours !), nous commençons à percevoir les articles sur ce pays dans la presse, les annonces des festivals ou des stages de danse, nous rencontrons des personnes qui y sont allées ou vont le faire. Cette intention forte sculpte notre quotidien et focalise notre attention sur ce qui est important pour notre projet. Cela nous rend vigilants et par conséquent, nous sommes plus aptes à attirer la chance. C’est comme si nous avions des antennes ultra puissantes ou des lunettes avec un filtre très précis nous permettant de repérer les informations importantes, de cartographier le territoire en fonction de ce qui nous anime.

Innovation

« On roule confortablement sur l’autoroute de la vie, protégé par la ceinture de sécurité de nos certitudes et l’airbag conducteur de la routine. » ~ Dave Barry

Ceux qui ont souvent la baraka, se poussent constamment à faire des choses autrement. Ils sont attirés par la nouveauté et fuient la routine à tout prix. Ils sortent de leur zone de confort, développent leurs capacités d’explorateurs et d’aventuriers. Ils expérimentent, littéralement : ils tentent leur chance dans de nouveaux territoires géographiques, humains, de connaissance, etc. Ils ont une ouverture d’esprit détendue leur permettant d’aller vers l’inconnu avec joie et enthousiasme. En effet, si nous voulons avoir de nouveaux résultats, il faut faire des choses autrement. Selon Einstein « la folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent ». Par exemple : afin de trouver une nouvelle information, au lieu de demander auprès des mêmes personnes dans les endroits connus, allons à la chasse auprès des étrangers, dans des coins plus exotiques, nous aurons plus de chance de découvrir une pépite !

Attitude positive

« Nous ne voyons pas les choses comme elles sont, nous les voyons comme nous sommes. » ~ Anaïs Nin

Les collectionneurs des coups de chance sont d’éternels optimistes. Ils croient que l’univers entier, rempli de forces mystérieuses, conspire à leur avantage. Ils se fixent des objectifs ambitieux car ils savent que la réussite viendra tôt ou tard. En effet, cette attitude positive forte fonctionne comme une prophétie auto réalisatrice et met la chance de notre côté. Si nous sommes persuadés que le monde abonde en opportunités et nous souhaite le meilleur, nous allons attirer les bonnes personnes, les bonnes demandes, les bonnes informations, en bref, notre cerveau va tout faire pour confirmer cette attente. Au contraire, si nous avons une croyance négative intense : nous ne sommes pas dignes d’amour, d’abondance, de joie ou nous portons la poisse, nous allons ignorer les bons évènements ou les percevoir comme instables, improbables et insignifiants et accentuer tout ce qui nous arrive de travers. Plus nous nous sentons chanceux, plus nous le sommes. C’est notre pouvoir créateur, certains disent qu’il est sans limites dans les deux directions – positive et destructrice, je suis plus prudente mais je crois fortement que le monde ressemble à un miroir où nous voyons se refléter nos attentes, nos pensées, nos croyances. Soyons vigilants sur ce que nous nous mettons dans nos têtes et utilisons notre pouvoir créateur à bon escient !

luckRésilience

« Jette le chanceux dans la rivière, il en ressortira avec un poisson dans la bouche. » ~ Proverbe arabe

C’est le point que je chéris particulièrement. En effet, je viens de Pologne, un pays dont l’histoire regorge de souffrance qui pèse encore sur les générations actuelles, où le souvenir des camps de concentration est vivant, où l’histoire est dans l’air. Je vis en France où le sol est truffé de millions d’obus et de grenades de la première guerre mondiale, qui polluent encore les nappes phréatiques et menacent la santé dans certaines régions. Malgré les différences entre ces deux pays, l’histoire douloureuse de l’humanité y est présente. J’en parle pour attirer votre attention sur la nécessité de faire face à des aléas de la vie. Quelle chance nous avons de vivre dans un pays démocratique et en paix, où l’éducation est accessible à toute personne qui en veut, où le gouvernement rembourse une partie des frais de santé, où nous profitons du nombre important des congés payés et des jours fériés ; le pays qui est la première destination touristique au monde en raison de la richesse de son patrimoine culturel, architectural et gastronomique ainsi que sa nature resplendissante ! Certes, nous vivons dans une époque instable où l’humanité fait face à divers défis écologiques, sociaux et économiques mais cela n’a rien avoir avec la vie d’un prisonnier de guerre ou d’un citoyen d’un pays sous-développé. En conséquence, toutes les chances se mettent de notre côté pour que nous déployions notre qualité de résilience encore plus. Même si les difficultés et la souffrance sont subjectives, la vie nous est douce par rapport au sort réservé à nos ancêtres. De plus, le progrès technologique nous a permis d’avoir plus de temps libre, de voyager d’une manière plus confortable et plus rapide, de vivre dans un village globale où les informations de qualité sont disponibles gratuitement à toute personne ayant accès à l’internet. C’est magique ! Nous avons déjà de la chance et notre devoir est d’en profiter encore plus, d’en être reconnaissants et d’affronter les difficultés avec dignité. En effet, les chanceux ne croient pas au monde de bisounours. Par ailleurs, j’ai pris du temps à lâcher cette croyance naïve et elle me hante encore de temps à autre ! Ceux qui attirent la chance ne sont pas épargnés par la vie de tout obstacle et en rencontrent autant que les autres. Par contre, ils savent en tirer profit et les transformer en opportunités. Comme les alchimistes, ils modifient les métaux vils en or ou comme les écologistes, ils recyclent les déchets pour leur donner une seconde vie. Ils développent une force, une résilience, une certitude que toute situation compliquée a une issue heureuse, que tout problème porte un germe d’une solution, que tout malheur n’est qu’un « bonheur déguisé ». Effectivement, chaque réussite, surtout celle d’un jour au lendemain :-), est précédée d’un long chemin jalonné d’obstacles et c’est grâce à nos échecs que nous devenons meilleurs donc il est utile de faire des erreurs, à condition d’en tirer des enseignements. Soyons reconnaissants pour tout ce que nous prenons pour acquis et renforçons notre muscle de résilience car tout est apprentissage et tout nous est bénéfique, tôt ou tard ! La vie n’est pas un fleuve tranquille, apprends à nager : si tu tombes dans l’eau, tu sortiras avec un grand poisson dans les dents !

Réseau

« Il ne suffit pas de dire aux gens : bonne chance ! Il faut la leur offrir. » ~ Daniel Boulanger

Enfin, les veinards sont des experts en réseautage, les ceintures noires en l’art de se faire des amis. Ils sont ouverts aux autres, ils accroissent constamment leurs compétences interpersonnelles, ils savent aller vers l’autre et le font avec joie. Ils attirent les autres par leur enthousiasme, leur bonne humeur. En effet, ce sont des véritables « aimants sociaux ». Ils diffusent les bonnes ondes, créent du lien social, remontent le moral de leurs camarades en détresse, en bref, ils réchauffent les cœurs et dégagent une joie de vie contagieuse. Les personnes infortunées, au contraire, soit s’isolent pour ruminer les idées noirs en cachette, soit elles distillent des humeurs toxiques, en exprimant leur négativité ou en pestant sur les difficultés et l’injustice de la vie. Elles ont le super-pouvoir d’anéantir toute expression d’espoir, de joie et de la bonne humeur dans un périmètre de 1 à 50 kilomètres selon leur puissance, en 5 à 20 minutes. Cette estimation n’est bien sûr pas sérieuse, par contre les résultats d’un sondage réalisé en France en 2010 le sont. En effet, les Français se disent être les champions en sport répondu dans le monde occidental : râler du matin au soir, tous les jours et sans exception, quels que soient les conditions météorologiques et l’état du trafic routier ! Nous sommes à 86% de nous citer comme les plus râleurs parmi diverses nationalités, devant les Italiens, les Américains, les Anglais et les Espagnols. Si vous avez envie d’avoir plus de chance dans votre vie, il est temps de remplacer cette habitude drainante et polluante par un comportement positif et léger : sourire, faire des compliments et dire « merci ». Vous pouvez même appliquer les 3 en même temps, soyons fous ! Et si vous avez envie de râler, merci de bien vouloir vous taire. La parole est d’argent, le silence est d’or. Personnellement, j’adore la prise de parole en public et j’aime échanger. Il m’arrive aussi de pester car c’est un excellent moyen de rentrer en contact, surtout le lundi matin, sur la route au bureau, quand nous avons rencontré un collègue qui est dans le même bateau ou plutôt le même train rempli à bord que nous… Mark Twain a dit : « Mieux vaut ne rien dire et laisser les autres penser que l’on est idiot qu’ouvrir sa bouche et enlever tout doute. » – c’est la devise que j’applique le plus souvent possible, avec des résultats pas toujours flagrants.. 🙂 Je tiens à préciser qu’il est important d’exprimer ses émotions et son mécontentement et il ne s’agit en aucun cas de faire semblant que le problème n’existe pas. Par contre, râler par habitude ou par manque de sujet de conversation intéressant devrait être passible d’amende ! Au lieu de ronchonner, célébrons nos réussites, exprimons notre gratitude, faisons-nous des compliments. Pour résumer, pour avoir plus de chance, développez vos capacités relationnelles. Il ne s’agit pas de gonfler son carnet d’adresse mais plutôt de mettre les gens en lien, partager des informations utiles, leur remonter la morale et si nous n’avons rien d’intéressant à raconter, tendre l’oreille et sourire, ça fait du bien à tout le monde !

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Conclusion

Pour récapituler, la chance est une compétence qui se travaille et se déclenche en quelques principes simples mais pas faciles quant à l’application : être pleinement présent ici et maintenant ; écouter son ressenti ; tendre vers un rêve ou un objectif qui nous anime ; s’ouvrir à la nouveauté et explorer de nouveaux territoires de connaissance, géographiques, culturelles, linguistiques, etc. ; garder une attitude positive vis-à-vis des autres et vis-à-vis de la vie ; développer sa résilience et sa capacité de transformer les difficultés en opportunités ; élargir son réseau et devenir un porteur d’opportunités pour les autres.

Que ’est-ce que vous pouvez faire dans une heure qui suit, aujourd’hui, cette semaine, ce mois-ci pour développer votre capital chance ? Choisissez 1 à 3 actions et inscrivez-les dans vos agendas !

  • Méditer ou faire un footing, me balader pour calmer l’esprit et être plus présent ici et maintenant ;
  • Me lever plut tôt demain matin afin de profiter pleinement de la matinée et prendre mon temps en douceur au lieu de me précipiter dès le réveil ;
  • Lire un article sur l’intuition ou m’inscrire à une formation sur ce sujet passionnant ;
  • Ecrire 3 objectifs à court ou à moyen terme, dans le domaine personnel, de santé, professionnel, etc.
  • Apprendre une nouvelle langue, une nouvelle danse, partir en voyage ou simplement choisir un trajet inhabituel pour aller au travail ;
  • Lire le livre de Christine LEWICKI « J’arrête de râler » et me donner les moyens de transformer cette habitude polluante en comportement positif ;
  • Attaquer un problème qui me prend la tête ou un évènement néfaste, un échec récent avec des questions : Qu’est-ce que cela m’apprend ? Comment je peux en tirer profit ? Quelle qualité dois-je développer pour le surmonter ? Comment faire une prochaine fois pour m’en sortir vainqueur / pour que cela ne se reproduise plus ?
  • Appeler un(e) ami(e) de longue date avec qui j’ai perdu le contact ; aller à une soirée même si je n’ai pas envie (c’est comme ça que j’ai rencontré mon copain !) ;
  • Lire un livre sur la chance (exemples en bas de l’article) ;
  • Visionner la vidéo de Philippe GABILLIET sur la chance ;
  • Partager ce que j’ai appris avec une personne qui m’est chère ;
  • Autre.

Bon vent, soyez la chance que vous avez envie de voir dans le monde !

Toutes vos questions, remarques ou suggestions sont bienvenues ! Merci de laisser vos commentaires ci-dessous. Partagez vos réflexions et surtout vos engagements, les actions que vous allez mettre en place prochainement. 🙂

Sources :

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